Lignorant Nest Pas Libre Dissertation

Philosophie

L’ignorant est un sujet qui n’a aucune connaissance, que ce soit sur le monde ou sur lui-même. Aussi l’ignorant a une autre vision du monde et de lui-même. Il est légitime de se demander si avec ce manque de connaissance sur tous, il peut s’empêcher d’être l’auteur de ses choix. L’ignorant ayant un manque général de connaissance il peut se croire libre. Cependant à cause de ce,l’ignorant est prisonnier des avis des autres sujets qui l’entourent. C’est pourquoi on peut se demander comment l’ignorant vie en se pensant libre, lorsqu’on lui attribut la liberté et comment est l’ignorant lorsqu’il se pense ni libre, ni prisonnier.

L’ignorant n’ayant aucune connaissance sur le monde extérieur et sui lui-même il manque de libre-arbitre. C’est-à-dire qu’il n’a pas le pouvoir defaire de choix de façon absolue, il ne pourra donc pas être à l’origine de ses actes. Donc savoir faire des choix est le moyen idéal d’affirmer sa liberté. De même façon, que l’ignorant ne peut pas se sentir libre si celui-ci ne connait pas les contraintes de sa liberté. Nous pouvons donc nous demander si sans connaissance l’ignorant peut bien faire et s’il a des notions de déterminisme.En effet s’il ne sait pas qu’il vit dans les règles, donc dans l’obligation, c'est-à-dire ce qui doit être et ne pas être. L’ignorant peut trouver ça normal de voler des pommes au marché, mais celui-ci ne saurait ni qu’il est en train de voler ni qu’il peut encourir à une amende, voir une peine de prison. Il n’a donc pas non plus la notion du déterministe,et ne réagira pas aux situations dans lesquelles il se trouve, ni aux conséquences. Un ignorant est facilement influençable, dépourvu de connaissance, il ne peut pas juger de ce qui est vrai ou faux. En effet il ne peut pas réagir, s’il l’on veut le berner, celui-ci croira les paroles que les autres lui diront. De même il ne pourra pas réagir sur de bonnes ou mauvaises situations. Les sujets quil’entourent peuvent le convaincre que sauter d’un pont est amusant et sans risques. L’ignorant suivra les autres sans se poser de question, et ne comprendra pas que la conséquence de cette action peut être extrêmement dangereuse. Il n’est donc pas intelligible par lui-même, il est détaché de toute nature dans laquelle il est émergé. Etre libre, c’est vouloir être ce que l’on est et ce que l’onveut être, or l’ignorant ne peut pas être libre, s’il suit les autres sans montrer la moindre preuve de réflexion, il ne pourra être lui, mais il sera une copie des sujets qui l’entourent. Mais l’ignorant est un homme, et d’après Les Droits de L’Homme, tous les hommes naissent libres et égaux. Nous pouvons donc nous demander si d’après cette règle, l’ignorant est libre.
Ce qui est paradoxaleavec ce que pense Sartres par sa citation « L’Homme est condamné à être lire ». Est que la seule liberté sûre qu’a un sujet est de pouvoir penser. Or pour penser il faut avoir un minimum de réflexion, de raison et de connaissance. L’ignorant ne peut donc pas être condamné à être à libre. Ainsi contrairement à Sartres, on peut penser qu’être ignorant est une façon ne vivre dans la naïveté et de nepas s’inquiéter. Nous pouvons donc nous demander s’il y a des degrés de liberté. En effet la première personne libre à qui l’on pourrait penser est Dieu, effectivement, c’est la seule personne à qui la liberté est parfaite, puisque Dieu est une substance parfaite. Pour Descartes, la seule vraie liberté serait la création, création de Dieu. De plus l’ignorant peut tous croire, et peut ainsi sereposer sur les autres voir Dieu.
L’ignorant il est libre de toutes contraintes morales, en effet, s’il est ignorant de tous il ne sait ni lire ni écrire. Il ne risque donc pas de publier de livre et ne risque donc pas de se faire censurer ou exiler. Tel l’Encyclopédie des Lumières, qui a dû être fait sous le manteau pour ne pas avoir de représailles face à l’église. L’ignorant étant un être...

Introduction

Se demander si le travail nous fait perdre notre liberté, c’est se demander si le travail nous dépossède d’une liberté dont nous disposerions sans lui. A priori, on aurait tendance à penser le travail comme un obstacle à notre liberté : nous n’irions jamais librement vers le travail, en ce qu’il serait source de souffrance. Mais est-il pour autant une activité aliénante ?

Le travail peut se définir comme une activité proprement de transformation de la par laquelle l’homme, en développant des techniques, se transforme lui-même. Perdre une chose, c’est l’avoir eue en sa possession et s’en trouver dépossédé. La s’oppose ainsi au . La liberté se définit de façon négative comme l’absence à la réalisation de ma volonté ou de mes désirs.

Pourtant, cette définition de sens commun semble se heurter à la réalité même du désir : si je suis poussé par mon désir, suis-je libre ? La liberté semble alors devoir s’opposer à la et au  : l’homme libre serait celui qui serait capable d’agir et de penser par lui-même, c’est-à-dire sans que cette action ou cette pensée résulte d’une cause extérieure à sa volonté. La liberté se définit alors comme . La liberté s’opposerait alors à la  : l’homme libre serait celui qui s’affranchit de la nécessité naturelle, celui qui est capable de s’opposer à la nature.

Le problème posé par le sujet réside dans le rapport envisagé entre le travail et la liberté. Le travail nous retire-t-il une liberté que nous aurions sans lui, ou au contraire, le travail nous permet-il d’accéder à notre liberté. Mais quelle est cette liberté que le travail nous retirerait ? En quoi nous empêcherait-il d’être libres ? La question sera alors de savoir s’il est possible de parler indifféremment de tout type de travail : car en quoi le travail serait-il en soi une activité  ?

Dans un premier temps, nous verrons pour quelles raisons on peut penser que, loin de nous faire perdre notre liberté, le travail nous fait gagner notre liberté. Pourtant, tout travail nous affranchit-il de la nécessité naturelle ? Nous nous demanderons alors en quoi le travail nous vole notre liberté.

Enfin, nous démontrerons que le travail et la liberté sont incompatibles : non seulement le travail nous fait perdre notre liberté, mais il est la marque de notre absence de liberté.

1. Le travail nous fait gagner notre liberté

A. Le travail est l’activité par laquelle l’homme s’affranchit de la nature

Dans un premier temps, on peut penser que, loin de nous faire notre liberté, le travail nous notre liberté. Autrement dit, c’est par le travail que nous devenons libre, d’abord en ce que nous nous libérons par lui de la .

C’est en particulier ce qu’indique Hegel dans la première Philosophie de l’Esprit : le travail est une activité qui, en tant que telle, s’oppose à la nature dont l’homme se dégage en la soumettant, par la technique, à une transformation. Le travail nie le donné naturel : il est ce par quoi l’homme se sépare de la nature et se crée lui-même. En ce sens, c’est par le travail que l’homme se libère et accède à son identité.

B. Le travail humanise l’homme

C’est cette dimension libératrice, émancipatrice, du travail que développeront les analyses de Marx : si l’on peut dire que le travail est pour l’homme le moyen de gagner sa liberté, c’est dans la mesure où le travail est là encore pensé comme un acte qui fonde . L’homme n’est lui-même que par le travail : il est l’essence de l’homme, dit Marx, ce par quoi la « nature devient pour l’homme ». Le «  », dit-il, est l’acte par lequel l’homme remplace le donné naturel par ses propres œuvres, ce par quoi le monde naturel devient humain.

Pourtant, que le travail nous affranchisse de la nature ou nous fasse accéder à notre identité semble correspondre à une visée idéale du travail, à ce qu’il vise en son essence : mais la réalité du travail correspond-elle à son essence ? Autrement dit, peut-on dire que tout travail libère l’homme ?

2. Le travail nous fait perdre notre liberté

A. Le travail sous sa forme productive reconduit la nécessité naturelle

En réalité, on peut douter des vertus libératrices du travail dès lors que l’on considère le travail sous sa forme moderne, à savoir le , tel qu’il est organisé par la division du travail. Visant essentiellement la libération à l’égard de la nature et de sa nécessité, le travail perd alors son but initial : il avait pour but de satisfaire nos besoins ; son but devient la production elle-même. Il devait appeler l’homme à se développer ; il le coupe de tout effort comme du rapport au résultat final du travail. « Du même coup, écrit Hegel, cette abstraction de l’habileté et du moyen rend plus complets la dépendance et les rapports mutuels entre les hommes pour la satisfaction des autres besoins, au point d’en faire une nécessité absolue. »

Dès lors que le travail n’est plus le moyen par lequel nous nous affranchissons de la nature mais ce par quoi nous retournons à la nécessité naturelle, on peut dire qu’il nous fait perdre cette liberté à laquelle nous accédions dans le cadre d’un .

B. Le travail moderne nous aliène

Ainsi, si le travail nous fait perdre notre liberté, c’est que de il devient  : alors même qu’il nous libérait, il devient dans le cadre du travail productif l’outil de notre aliénation. Loin de nous , le «  » que décrit Marx nous En lui, dit Marx dans les Manuscrits de 1844, « ce qui était animal devient humain, et ce qui était humain devient animal ». En effet, répétitif, désincarné, abstrait, ce travail n’a plus de raison d’être que le besoin vital. « L’homme fait de son activité vitale, écrit Marx dans Ébauche d’une critique de l’économie politique, de son essence, un simple moyen de son existence ».

Mais ce moyen de survivre que devient le travail dépossède l’homme de lui-même : privé du rapport au produit de son travail, le travailleur est alors aliéné en ce qu’il vend sa force de travail (il produit pour un autre en échange d’un salaire), et ne peut plus se reconnaître dans le résultat de son travail. On peut alors dire que si le travail nous fait perdre notre liberté, c’est dans la mesure où il devient ce par quoi l’homme en devenant étranger à ses propres yeux.

Mais au fond, si le travail moderne nous fait perdre notre liberté, n’est-ce pas parce que le travail est en soi une activité négatrice de liberté ?

3. Le travail et la liberté sont incompatibles

A. Le travail est l’activité qui nous attache à la nature

Enfin, on peut dire que si le travail nous fait perdre notre liberté, c’est essentiellement parce que nous ne sommes libres qu’affranchis du travail. C’est là la conception du travail propre à l’Antiquité grecque, conception qu’examine Hannah Arendt dans la Condition de l’homme moderne : loin d’être une activité noble, humanisante, le travail est l’activité qui nous rattache à la sphère des besoins biologiques, à la .

« Les Anciens (…) jugeaient qu’il fallait avoir des esclaves à cause de la nature servile de toutes les occupations qui pourvoyaient aux besoins de la vie (…). Travailler, c’était l’asservissement à la nécessité, et cet asservissement était inhérent aux conditions de la vie humaine. Les hommes étant soumis aux nécessités de la vie ne pouvaient se libérer qu’en dominant ceux qu’ils soumettaient de force à la nécessité. » Ainsi, le travail étant indissociable du besoin, c’est-à-dire du seul souci de survivre, il est aussi ce en quoi l’homme perd son .

B. Gagner sa liberté, c’est se libérer du travail

Par conséquent, l’homme libre, dit Arendt, est précisément pour les Grecs de l’Antiquité, celui qui ne travaille pas. « L’institution de l’esclavage dans l’Antiquité (…) fut une tentative pour éliminer des conditions de la vie le travail. » Ainsi, il n’y a pas de liberté possible dans ni par le travail : la seule liberté possible, correspondant au statut de l’homme libre, est celle de la vie sans travail.

Au caractère du travail, caractère lié au but du travail, à savoir la reconduction de la vie biologique, s’oppose alors le caractère de l’homme sans travail, l’homme libre, celui-ci consacrant son temps aux affaires publiques. La , vie d’action, serait alors la seule vie proprement humaine, opposée en cela au champ des qui ramènent l’homme à son animalité.

Conclusion

En définitive, on peut dire que si le travail nous fait perdre notre liberté, c’est en tant qu’il relève de la nécessité propre à la vie biologique. Rivé au besoin, le travail nous empêche d’être libre en ce sens qu’il constitue un obstacle à la réalisation de l’homme, que l’humanité de cet homme soit définie par son aptitude politique ou par sa créativité.

De fait, si le travailleur moderne ou l’esclave sont soumis à la nécessité, on peut dire qu’ils sont aliénés en ce qu’ils tournent le dos à leur humanité. Si le travail fait perdre la liberté, c’est finalement dans la mesure où l’homme se perd lui-même dans le travail.

Conseil

Utilisez l’étymologie, puisque « travail » est dérivé du latin tripalium, qui désigne un instrument de torture.

Info

La nature peut se définir comme l’ensemble du monde non transformé par l’homme. On distingue en ce sens la nature de la culture ou de l’artifice.

Info

Dans Le Capital, Marx définit le travail comme une activité propre à l’homme, un « acte qui se passe entre l’homme et la nature » et « en même temps qu’il agit par ce mouvement sur la nature extérieure et la modifie ». Autrement dit, le travail est humanisant parce que l’homme se sépare de sa propre nature.

Attention

Après avoir montré en quoi le travail sous sa forme moderne nous faisait perdre notre liberté, il s’agit de montrer en quoi le travail est par essence un obstacle à la liberté.

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